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1 Economie solidaire et durable chez les doukkalas في الإثنين يونيو 04, 2012 1:27 am

mostafa


عضو فعال
عضو فعال
Economie solidaire et durable chez les doukkalas.

Nous parlerons de doukkala mais , bien entendu , nos propos portent bien au delà.Les doukkalis ont developpé au cours des siècles un système de développement où riches et pauvres trouvent leur compte.L'usure est une abomination morale et religieuse et donc impraticable chez nous.
Deux idées s'articulent autour de la terre et de l'élevage.

* l'élevage :

Deux "amis" "صحاب" , le premier A nécessiteux الشاد , le second B العاطي plus aisé, décident d'un commun accord de s'associer dans le projet suivant : شراكة B fournis une bête, mettons une vache , à son partenaire.Le fellah A garde la vache chez lui s'en occupe, jouit du lait du beurre de l'utilisation comme bête de somme etc.. Le tout suivant la modalité "capital" "راس المال".
Après plusieurs années et pour une raison ou une autre, ils décident de vendre le cheptel acquis.Le cheptel est, soit vendu ,soit évalué et repris par l'un des membres , le propriétairé A récupére sa mise de départ en argent ou l'équivalent en bêtes, le reste est partagé moitié, moitié.Parfois le fellah B prèleve des frais spéciaux (nourriture d'engraissement, soins etc...).Que se passe-il en cas de décès d'une bête ? rien aucun dédommagement n'est prévus à cet effet.Nous connaissons une personne dans le cas A dont les enfants gardent encore la lignée d'une première vache acquise en 1984 et qui ont maintenant un grand troupeau.Ils gardent la lignée comme porte bonheur et ils étaient fièrs de nous présenter une représentante de la glorieuse lignée.
Situation paradoxale où c'est le riche qui confie ses économies à un pauvre pour les faire fructifier!
Les termes du contrat : il est oral avec ou sans témoins.Tous les litiges sont réglés par les témoins et au besoin par l'assemblée du douar جماعة .
Qui s'associe avec qui ? il n'y a pas de règle , parfois les associés sont des proches ou de douars différents ou encore de tribus "différentes".Parfois c'est un parent travaillant en ville.
Un coup rapide montre que les intérêts acquis sont de type bancaire.
Beaucoup de dockers doukkalis , (de la génération 1920) , au port de casablanca ont eu recours à ce type de placement. Pour acquérir leur maison à casablanca, ils ont vendu les cheptels cumulés au cours des ans et ainsi payé leur acquisition.
Le contrat s'arrête dés que l'une des parties le dénonce , avec indemnité en cas d'abus de la part de A .La rentabilité du projet est de l'ordre de cinq ans.

* la terre :

A, prête à B un lopin de terre dont le contrat est appelé "khobza""بالخبزة".A, avance la semence, B fournit sa force de travail.A la récolte A prélève la semence, le reste est partagé moitié, moitié.On retrouve encore le même principe que pour l'élevage.
Il s'agit essentiellement de blé ou d'orge. B garde pour lui la chaume.En cas de faible récolte, il est attendu de A d'être chevaleresque et de ne rien réclamer sous peine d'une mauvaise réputation et plus personne ne voudra de sa terre.
Il arrive que le paysan ne possède ni bête de somme, ni charrue. Dans ce cas, il a recours au prêt. Refuser de prêter une charrue ou une bête de somme est une faute grave.
Dans les deux cas le contrat est conduit à terme avec satisfaction des deux parties.L'usage veut aussi que l'association soit exclusive , c'est à dire le fellah A ne peut pas prendre d'autres bêtes chez d'autres particuliers.Ceci dans un souci de transparence.L'association peut durer longtemps et même à vie avec des ventes de régulation de la population bovines.
On notera au passage que jusqu'au début du vingtième siècle, les doukkalis étaient des semi-nomades et la plus part des terres étaient des terres tribale de pâturage.Arrive la colonisation , puis la décolonisation avec ce que vous savez comme spoliation.Des milliers d'hectares ont changés de main par des tours de passe-passe ignobles.Si bien que beaucoup de paysans se sont retrouvés sans terre.
Que se passe t-il en cas de décès de l'une des patries ? le contrat est renégocié.
Le contrat est d'une durée d'un an, reconduit implicitement sauf si l'une des parties le dénonce.


La Grameen Bank (organisme de micro-crédit) est une idée de Mohamed Younes du bangladesh qui va dans le sens décrit plus haut .Il a été récompensé par un prix Nobel.
En France, s'est développé la même idée appliquée au zébu avec des paysans de Madagascar.Ainsi monsieur tout le monde, peut donner avec le contrat" راس المال" un zébu femelle à un paysan à l'autre bout du monde.Des photos sont régulièrement envoyées au "bienfaiteur".
Conclusion :
Nos ancêtres ont développé une gestion remarquable de l'économie dans laquelle le pauvre trouve pleinement sa place, et ou sa dignité est entièrement respectée.Le riche comme le pauvre sont partenaire et solidaires.
Des facteurs psychologiques rentrent en jeux.La bienséance et la chevalerie voudrait que le "riche" ne réclame rien en cas d'aléas climatiques et autres.
De toute façon c'est dans l'intérêt du riche d'être moins regardant, sous peine d'une sale réputation.Mauvaise réputation veut dire plus personne ne voudra collaborer avec lui.Le paysan B est aussi tenu de respecter ses engagement , sinon il encourt la même sanction.
Le lien social est maintenu , la force du travail est considérée à sa juste valeur , des amitiés se créent et même se transmettent à la génération suivante.
Tout ce que vous venez de lire, s'est dérouler sous nos yeux donc, décrit scrupuleusement la réalité.
Nous autres, et pour des raisons sentimentales , avons plus confiance dans le paysan doukkalis que dans n'importe quelle banque.

Enfin nous terminerons par une série de questions.Que sont devenues les vastes terres collectives de pâturage des ouled sbaita, des ouleds bou9ziz , des ouleds bouzarrara , des aounates , des ouleds fraj , des ouleds 9oumrane des ouleds 9amer , des haouizia , des chtoukas , des chyadmas ? à la trappe ?
Ci-dessous , vous trouverez le schèmas fonctionnel des "zébu", le lecteur aura tout loisir de comparer les deux systèmes.
Le principe

En effet, dans certain pays, tel que Madagascar, il est quasiment impossible pour un paysan de contracter un crédit, un précieux financement qui lui permettrait d'investir dans du nouveau bétail afin de diversifier sa production et de couvrir ses besoins.

C'est pourquoi, pour venir en aide aux paysans malgaches les plus démunis, l'entreprise Zébu Overseas Board a mis au point un système de micro-crédit éthique : le P.E.Z. (Plan Epargne Zébu ou Zolidarité).

Le P.E.Z. consiste à investir dans un Zébu à Madagascar. Ce dernier sera cédé en location-vente à une famille qui pourra l'utiliser pour produire du lait, labourer la terre, engendrer des veaux ou tirer une charrette et produire du fumier naturel.
Au terme de deux ou trois années de remboursements mensuels, le paysan deviendra à son tour le propriétaire de l'animal et le capital de départ sera alors réinvesti dans d'autres projets de développement agricole à Madagascar.
Désolé pour la justification du texte , le logiciel est capricieux

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